Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 10:07

J’émerge après une longue absence sur ce blog. Mais voilà, c’est les vacances ou presque, il fait bon, et on passe à l’heure du grand nettoyage d’été pour dépoussiérer les traces de la longue saison d’hiver. Wouh, ce que je me sens poète en ce moment !

C’est donc par cette occasion, en faisant du tri dans mes documents que je tombe sur ce dessin, on ne peut plus explicite sur la période que je suis actuellement en train de vivre.

Ça m’a bien fait marrer en tout cas !

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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /Nov /2007 00:04

Le froid, le soleil, les conférences, les cours, les rencontres, mes amis… mon corps, mon cœur respirent le bonheur cette semaine. Je me sens belle.

Cinq jours de grève et des marches forcées, la musique toujours dans mes oreilles, je papillonne dans les rues de mon adolescence pour aller à la fac. Je redécouvre ces rues désertes, cette coulée verte, les belles maisons que je regardais une à une autrefois, rêveuse. Ça me fait une drôle d’impression de passer par là, à pied, en prenant le temps de me remémorer tous les souvenirs des instants passés dans ces lieux. De tristes souvenirs plein de lassitude et d’ennuie, me reviennent. Je suis heureuse d’être sortie de ce cocon fait d’un trop plein de principes et de lassos qui ligotaient mes rêves à terre. Pour rien au monde, je ne demanderai à revivre ces années où la déchirure et la rupture étaient encore trop palpables. Je suis heureuse d’avoir mis de côté les regrets d’une vie meilleure ailleurs, pour percevoir enfin le bonheur qui m’entourait. Lui était présent, là, juste sous mes doigts, je le ressentais, je le vivais.

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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 09:21

Je me lève avec un mal de crâne en réfléchissant à comment parler de ma virée au tout nouveau musée de l’immigration ouvert depuis quelques jours. Je suis loin d’avoir un avis pertinent sur le sujet. D’abord parce que les musées ont toujours été pour moi un lieu étrange et d’autant plus étrange quand il s’agit de musée d’Art Moderne. J’essaie de m’y intéresser, de me forger tout un raisonnement pseudo philosophique sur la place de l’Art dans l’humanité…

Finalement, ce que je peux conclure de mes intenses balbutiements cérébraux se résume à ça : n’est œuvre d’art que ce que l’homme souhaiterait rendre ainsi.

C’est vrai, ce qui est beau dans les musées, ce n’est pas l’œuvre elle même, mais c’est tout ce qu’il y a autour l’espace, la lumière, les échos de notre voix lorsqu’on chuchote, les murs blancs, l’agencement des meubles… Tout cet environnement, tout cet effort de présentation pour mettre en valeur une statuette difforme qui ne ressemble à rien, tout cela fait que cette statuette d’un coup devient une représentation artistique.

Moi, je suis sûre que si je prenais cette même statuette difforme dans ma chambre, ma mère passerait deux, trois fois à côté, et à la quatrième, je m’essuierai une réflexion du genre « jette moi ce zbel (ordure), et range un peu  le bazar qu’il y a dans ta chambre ! ».

Voilà, c’est donc avec ce premier a priori que je me suis rendue au musée  très contesté et (contestable ?) de l’immigration.

L’autre point qui m’intriguait et qui attisait ma curiosité en me rendant à ce musée, c’était de savoir ce qu’il allait être exposé. C’est vrai, je n’ai pas à ma connaissance de noms d’artistes ayant comme thème de prédilection dans leurs tableaux ou leurs sculptures, l’immigration. En revanche, je m’imaginais volontiers des œuvres coloniales du genre « y a bon banania ». Alors, l’art de l’immigration allait-il être rattaché à l’art colonial ?
Heureusement que non… finalement, ce musée avait plus l’allure d’une exposition : de nombreuses photos, une large médiathèque qui permettait de visionner de nombreux reportages et témoignages.

A vrai dire, ça ne m’a rien appris. Tout ce qui était exposé, je le savais déjà…

Je savais que le déracinement était difficile, je savais que les immigrés chérissaient les sacs bleu blanc à carreaux pour les va et vient, je savais l’exiguïté des foyers sonacotra, je savais qu’ils (nous) avaient (avions) le cul entre deux chaises. En fait, ce musée, c’est notre univers reconstitué pour ceux qui ignoraient notre existence.

Je ne sais même plus s’il y avait un souffle positif. Je ne me suis pas attardée, je suis sortie en essayant d’imaginer quel regard un français « de souche » porterait sur ce musée, qu’est ce qu’il aurait appris en en sortant, qu’est ce qu’il lui aurait plu….

Dans le contexte actuel, je ne sais pas de quelle manière apprécier l’ouverture de ce musée, est ce réellement une reconnaissance ? Ou plutôt une stigmatisation ? Je ne sais, pas, mais en sortant, j’avais un picotement au cœur. Certes ce qui était exposé est notre univers, mais voilà, c’est un univers dans lequel on ne souhaiterait plus être cantonné… l’immigration et ses enfants ont longtemps été malmenés, est ce une façon de se donner bonne conscience en érigeant un musée de la sorte… ? Quand je vois ce que Sarkozy prépare, je me pose de nombreuses questions…….

 

La seule chose dont je suis sure, c'est que mon mal de crâne est passé, et que le paracétamol est vraiment efficace au bout de vingt minutes !

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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 22:01

 Dans Paris, au milieu de la rue de Rennes, il régnait une atmosphère embuée. A la sortie du métro, j'ai été prise dans un tourbillon d'air, de feuilles et de particules toxiques en tout genre. Jamais la tour Montparnasse si proche ne m'est apparue aussi floutée. Paris plongeait dans la brume semblabe à celle des villes bretonnes, et la tour devenait comme un vieux phare au loin. La lumière se faisait de plus en plus douce, et l'air de plus en plus frais. J'aime Paris, j'aime quand elle me berce ainsi dans mes rêves de vagabonde.

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