Il y a des jours où cette envie de crier me prend !
Lorsque l’on est dans une rue déserte, au dessus d’un pont non fréquenté, ou sur un bateau au large d’un océan, ce cri est si vite réalisé que le réconfort s’en suit comme un désir assouvi.
Malheureusement, la plupart du temps, il m’est impossible d’hurler ce cri. Alors je l’étouffe dans mon oreiller. Si ce dernier avait des oreilles, il serait déjà rendu sourd par les décibels émis durant toutes mes misérables années de vie !
Force est de constater que je parle de ce cri plus aisément que de la cause qui le nourrit…
Pour résumer parmi tous les événements passés qui ont contribué à l’émission de ces cris incoercibles, j’en citerai trois principaux.
Le premier, le plus fréquemment en cause, concerne ma vie d’étudiante et le stress lié aux examens. C’est le cri qui vient du fin fond des intestins, celui qui retourne tellement l’estomac que même si on vous présentait la plus belle des pâtisseries, personne n’en voudrait !
Le deuxième type d’événements qui suscitent en moi ces fameux cris sont les rendez vous : entretien, réunions, et surtout première rencontre avec un inconnu… En général, d’autres symptômes accompagnent le cri : sueurs froides, tête de tomate, confusion, palpitation, vue trouble…
Enfin, le dernier point est relatif à ma vie affective affreudisiaque pour reprendre l’expression d’une amie lorsqu’on lui demande ce qu’il en est de ses amours. Effectivement, si j’ai envie de crier aujourd’hui, c’est bien à cause d’Amour… Beaucoup de personnes placent ce sentiment sur un piédestal et le vénèrent pour sa beauté. J’ai personnellement envie de le maudire pour les fêlures qu’il inaugure dans mon cœur !
J’ai mal au cœur comme pas possible, et à chaque fois que c’est le cas, j’ose espérer que ça sera la dernière fois, que celà ne se reproduira pas...

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