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Mardi 27 mars 2007

Je ne sais pas si il faut s’inquiéter du fait qu’à bientôt vingt quatre ans, je m’aperçois que je n’ai pas encore fini de grandir…

Je regrette que toutes mes humeurs ne soient pas retranscrites sur mon blog, mais à en décrire ce que je ressens aujourd’hui, je suis juste heureuse de vivre cette année que j’estime de plus en plus comme une année marquante de ma vie !

L’hôpital, le monde du travail, le sens du devoir, la volonté de faire au mieux pour le bien être des patients, avec toutes les failles que peut comprendre une structure aussi complexe qu’un hôpital… Nous avons été poussés dans cet univers, dans lequel nous avons tant bien que mal tenté de forger notre place…

C’est finalement, avec une modeste fierté que je constate que cette si chère place, je l’ai obtenu. Evidemment, le coup de pouce d’un chef et responsable pédagogue à l’allure psychopathe à en voir la vitesse des enchaînements d’idées qui lui traversent l’esprit, y est grandement pour quelque chose ! D’ailleurs, comment ne pas lui en être reconnaissant !

Je suis simplement heureuse de constater qu’aujourd’hui, je ne m’ennuie plus, que je prends goût à travailler sur des projets, et non plus sur des partiels de fac ! Je prends plaisir à partager ce que j’ai appris et à être à l’écoute de ceux qui veulent me former !

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Vendredi 19 janvier 2007

Le french bobo, bourgeois, parisien, brun, des lunettes à grosse monture noire sur le nez, le sourire aux lèvres, l’air amusé et béat.

Le philanthrope, intello, brodant de fins discours sur la complexité de l’humanité, la nature invraisemblable de l’homme, le paradoxe de la vie.

Le snobe, vaniteux mais accessible, non mécontent des soirées mondaines qu’il fréquente, goûtant paisiblement aux plaisirs qui se présentent à lui.

Le curieux qui s’interroge sur les questions auxquels personne n’y a pensé, et qui sait exprimer l’originalité et la profondeur de sa curiosité.

Le style David Abiker, c’est toute cette complexité, tout ce paradoxe, toute cette matière reflétée par une personnalité hors norme qu’on aurait facilement supposé être la propriété d’une émission comme ASI !

Et bien, grande fut ma surprise de découvrir que ce style n’est pas si exceptionnel, même si, ne le cachons pas, la version David A. en blouse blanche, reste pas très réussie comparé au vrai et à l'unique !

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Jeudi 11 janvier 2007

Retour sur le blog, après une petite absence, qui je dois bien l’avouer reste non justifiée !

Une petit vent de démotivation freinait mes tentatives d’écritures, mais, mais, mais cela ne se reproduira plus ! Après tout, la nouvelle année ne fait que commencer, nous sommes en pleine période où il faut reprendre en main ses soit disants résolutions.

A propos de 2007, avez-vous pris conscience vous aussi de l’impact de cet date sur notre vécu ?

Deux milles sept …

C’est super soft comme année ! Ce n’est plus le « mille neuf cent quatre vingt dix sept » qu’il fallait lourdement prononcé dix ans plus tôt ! Et rappelez vous, lorsqu’il fallait dire la date en cours d’espagnol ou d’anglais, quel calvaire !

Dix ans…

 

Cela fait neuf ans que Zidane et son équipe a fait vibré nos cœurs ce fameux soir de la finale de la coupe du monde !

Neuf ans…

 

Il y a huit ans, on craignait le fameux bug de l’an 2000, celui qui devait perturber tous nos systèmes informatiques pour sombrer notre société dans un désastre chaotique digne des films hollywoodiens. Au lieu de cela, c’est un bug climatique qui s’est abattu sur nos forêts, avec la fameuse tempête.

Huit ans... 

 

Il y a sept ans, c’était la deuxième Intifada en Palestine, et les massacres qui s’en suivirent…

Et cela fait sept ans que ça dure…

 

Il y a six ans, chais pas, j’ai comme une amnésie sur les événements qui se sont passés en 2001.

 

Cinq ans plus tôt, c’est le choc du deuxième tour des élections présidentielles, un Lepen face à Chirac, Brrrr rien que d’y penser, ça me donne des frissons, et je redoute les surprises de ce type qui se manigance pour cette année.

 

En 2003, je me suis rappelé de l’intervention de Dieudonné chez Fogiel que j’ai pu voir et revoir sur youtube… ça fait une drôle d’impression de revisualiser le sketch en repensant au scandale dont il a fait l’objet, pour si peu ! J'aime beaucoup constaté à quel point le public, les invités, les présentateurs riaient et applaudissaient à l'unisson. Pauvre Dieudonné, ce qu'il a du pester sur les paroles sincèrement touchantes de Jamel !!!

 

2004 sera toujours marqué par les images terrifiantes du tsunami…

 

2005, l'année de la révolte en banlieue, les émeutes, le ras le bol exprimé et malgrè tout, les réels problèmes sont toujours en suspens...

 

Enfin, 2006.... l'année est trop fraiche encore... la guerre au liban, le mondial manqué, la campagne electorale, l'exécution de Saddam Hussein....

 

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Jeudi 21 décembre 2006

Marcel Khalife, le 12 decembre à Paris.

Plus j’avance dans mon blog, plus je me rends compte à quel point je consacre une place importante à mes coups de cœurs musicaux. 

Il parait que la musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée, dixit Platon...C’est peut être pour cela que j’y suis autant sensible ?
Pour peu qu’elle m’émeut par sa mélodie, ou que le timbre d’un instrument oscille aux mêmes fréquences que mes pensées ou mes souvenirs, je m’enfonce volontiers dans son univers…
Ce 12 décembre, c’est toute l’excitation d’un rêve enfin réalisé qui m’accaparait, j’assistais alors durant deux heures inoubliables à un concert de Marcel Khalife accompagné de son groupe d’Al Mayadine…  
Tantôt enfouie dans mon siège savourant ce délicieux moment, tantôt animée d’une jovialité enfantine quand l’artiste nous invitait à chanter avec lui, j’étais aux anges !
Rita, Oummi, Jawaz el saffar, les grands classiques des poèmes de Mahmoud Darwish ont été repris par le chanteur…
Je me rappelle lorsque je découvrais ce coffret trois disques chez moi, que je feuilletais le livret, que je lisais les paroles des chansons (et leur traduction), tout en écoutant la musique… C’était comme une renaissance, j’avais oublié le sens et la volupté des poèmes arabes, à une époque où pour moi, cette langue n’était qu’interrogation, complexité, et incompréhension !
J’avais compris que cette langue était mienne et belle, et combien même pouvait-elle m’apparaître difficile à maîtriser, je m’étais fait le pacte de la posséder, un jour…
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