Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 00:33

Il suffisait que j’entre dans cette rue presque déserte en cette belle matinée, il suffisait que je ressasse dans mon esprit, les pensées les plus amères, et qu’au même moment résonna dans mes oreilles le son de Joshua Radin. J’étais juste aspirée dans le tourbillon de mon cœur. Je dialoguais avec mon moi intérieur, je le consolais des souffrances qu’il avait subi, je calmais son ardeur : il voulait juste être un peu plus grand, il voulait juste un peu plus de considération. Il était pris d’une boulimie de volonté, boulimie nourrie de tant de frustrations, il devenait une boule de feu en moi et j’étais de plus en plus en colère. Je levais alors les yeux au ciel comme pour réclamer une divine consolation…. Et mon regard se posa sur le visage de cet homme qui me scrutait de son balcon du haut du troisième étage. Je me suis arrêté nette, comme honteuse d’avoir offert en spectacle mon moi intérieur déchaîné. Lui, ne détourna pas d’un degré l’angle de son regard, il me fixait encore avec ses yeux fatigués de sexagénaire. Seul sa tête dépassait de cette petite porte fenêtre, il était la seule unité vivante visible dans ce bloc de béton. Sur cette vision, je repris mes esprits et je pressais le pas, j’allais arriver en retard au boulot…

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Lundi 10 septembre 2007 1 10 /09 /Sep /2007 00:47

En jetant un œil sur le site BondyBlog, et particulièrement sur le dernier article paru, je me suis rappelée d’une scène similaire de contrôle de billet, mais dans un bus cette fois. J’étais avec une amie, nous nous rendions vers un centre commercial de banlieue. Un arrêt après notre montée dans le bus, trois types baraqués, plutôt blancs et bien imprégnés d’alcool grimpaient à leur tour dans le bus, l’un le crâne rasé, le deuxième tatoué d’une tête de mort sur le bras, et le troisième l’air dédaigneux, mastiquait nerveusement son chewing-gum. A eux trois, on avait l’impression qu’ils avaient occupé tout l’espace vital des usagers. Le petit au crâne rasé, fit la ronde dans le bus et vérifia tous les titres de transport, tout en montrant son porte feuille décoré d’un médaillon de contrôleur tel un shérif de far west. Pas de chance, il n’y avait pas de quoi user leur force, tout le monde avait son titre en règle !

Alors je les observais avec mon amie, c’était bizarre ce genre de contrôleur en tenu de civil. C’était surtout très étrange qu’ils paraissent autant sur le qui vive, prêts à dégainer leur amende. Mais le plus inquiétant, c’était le dédaigneux qui portait une sorte de matraque sur la ceinture. Des contrôleurs ou des agents de sécurité, ou les deux à la fois, ces hommes là m’inspiraient tout sauf la confiance ou la sécurité ! Ils parlaient fort, ils gênaient la porte de sortie, ils faisaient peur !

Quelques arrêts plus tard, la proie arriva enfin, une jeune minette qui n’ayant pas suspecté la présence des contrôleurs, entra sans ticket ni abonnement. Elle fut d’emblée encerclée par les trois monstres. Le tatoué tira son carnet à souche pour dresser l’amende, le dédaigneux la harcelait de questions, et le petit chauve souriait l’air de dire « on t’as eu, on va pas te lâcher ». La jeune femme jurait qu’elle n’avait rien sur elle, qu’elle allait descendre au prochain arrêt, que ses papiers étaient chez elle. Le dédaigneux prit le sac de la jeune femme, et s’est mis à le fouiller, non sans gêne ! Il prit le téléphone de la jeune, et l’utilisa pour appeler ses proches.

Tout cela se passait sous nos regards pour certains indifférents, pour moi complètement indigné !!! Arrivé au centre commercial, ça n’était pas le terminus, mais le bus se vida laissant seuls les contrôleurs et la jeune femme. Comme tout le monde, je descendais… jouant la carte de l’indifférence, je culpabilisais à l’idée de savoir ce qui pouvait arriver de pire à cette jeune que de recevoir une amende pour fraude.

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Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /Sep /2007 00:18

Savez-vous répondre à la question : « quel genre de musique écoutez-vous ? »

Personnellement, je n’ai jamais réussi à résumer mes goûts musicaux en deux phrases… Quelque soit la musique, je l’écoute, je l’aime, je l’oublie et je la redécouvre.

J’allais parler de ma phase actuelle « dance » très punching (comprenez qui donne du punch) avec le grand Bob Sinclair. Mais je me surprend, à l’instant même où j’écris ce billet, plongée dans la bande son d’Amélie Poulain, avec les douces mélodies de Yann Tiersen, ou encore celle du film d’animation japonais Princesse Mononoke. Encore que ce matin, je suis tombée par hasard sur un titre de Simon et Garfunkel, et allez comprendre pourquoi, je me suis permise d’avoir de la nostalgie pour une période que je n’ai pas vécue !

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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /Sep /2007 00:35

Je n'aime pas faire du copier coller, mais j'avoue que j'aimerai que ce petit lexique du petit facho de gauche fasse du bruit à la fête de l'humanité ;-)

C'est vrai que les gens de gauche s'évertuent de leur ouverture d'esprit, de leur amours pour les plus démunis et les plus malheureux du monde... Mais quand même ! Il y a toujours un petit être néo-colonisateur qui sommeille en eux, qui les rappelle à l'ordre pour époumoner sa distinction et surtout sa superiorité (bienveillante évidement !) vis à vis de  l'autre, l'étranger, l'immigré, le jeune, le banlieusard, l'exclu...

Pour déceler ce double langage, il suffit de connaitre quelques bases, dont en voici une petite selection personnelle, mais le reste est à découvrir sur le site des indigènes de la republiques !

Arabe : Version « mille et une nuits » : Phonétiquement, prononcer "ârââbe", en fermant langoureusement les yeux, sur fond d’Oum Kalthoum, lors d’une discussion à propos des magnifiques poèmes de Khalil Gibran.

            Version « foyer Sonacotra » : Phonétiquement, prononcer « le problème avec les arabes... », en ouvrant fébrilement les yeux, lors d’une discussion à propos des problèmes d’insécurité dans les cités.

Immigré : Identité de ceux qui ont migré d’un pays à un autre. Identité extraordinaire lorsqu’elle concerne les maghrébins ou les africains car ils ont la faculté de transmettre à leurs enfants le flux migratoire par le sang, même quand leurs descendants n’ont, depuis plusieurs générations, jamais quitté leur quartier de Seine Saint Denis.

Beurette : Jeune femme d’origine maghrébine mais qui, avec beaucoup de volonté et de courage (car il en faut), fait des efforts pour que cela ne se voit pas trop.

Quartier folklorique  : Quartier où des gens de toutes les couleurs, toujours gais et souriants, marchent dehors toute la journée pour décorer les rues.

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