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Lundi 10 septembre 2007

En jetant un œil sur le site BondyBlog, et particulièrement sur le dernier article paru, je me suis rappelée d’une scène similaire de contrôle de billet, mais dans un bus cette fois. J’étais avec une amie, nous nous rendions vers un centre commercial de banlieue. Un arrêt après notre montée dans le bus, trois types baraqués, plutôt blancs et bien imprégnés d’alcool grimpaient à leur tour dans le bus, l’un le crâne rasé, le deuxième tatoué d’une tête de mort sur le bras, et le troisième l’air dédaigneux, mastiquait nerveusement son chewing-gum. A eux trois, on avait l’impression qu’ils avaient occupé tout l’espace vital des usagers. Le petit au crâne rasé, fit la ronde dans le bus et vérifia tous les titres de transport, tout en montrant son porte feuille décoré d’un médaillon de contrôleur tel un shérif de far west. Pas de chance, il n’y avait pas de quoi user leur force, tout le monde avait son titre en règle !

Alors je les observais avec mon amie, c’était bizarre ce genre de contrôleur en tenu de civil. C’était surtout très étrange qu’ils paraissent autant sur le qui vive, prêts à dégainer leur amende. Mais le plus inquiétant, c’était le dédaigneux qui portait une sorte de matraque sur la ceinture. Des contrôleurs ou des agents de sécurité, ou les deux à la fois, ces hommes là m’inspiraient tout sauf la confiance ou la sécurité ! Ils parlaient fort, ils gênaient la porte de sortie, ils faisaient peur !

Quelques arrêts plus tard, la proie arriva enfin, une jeune minette qui n’ayant pas suspecté la présence des contrôleurs, entra sans ticket ni abonnement. Elle fut d’emblée encerclée par les trois monstres. Le tatoué tira son carnet à souche pour dresser l’amende, le dédaigneux la harcelait de questions, et le petit chauve souriait l’air de dire « on t’as eu, on va pas te lâcher ». La jeune femme jurait qu’elle n’avait rien sur elle, qu’elle allait descendre au prochain arrêt, que ses papiers étaient chez elle. Le dédaigneux prit le sac de la jeune femme, et s’est mis à le fouiller, non sans gêne ! Il prit le téléphone de la jeune, et l’utilisa pour appeler ses proches.

Tout cela se passait sous nos regards pour certains indifférents, pour moi complètement indigné !!! Arrivé au centre commercial, ça n’était pas le terminus, mais le bus se vida laissant seuls les contrôleurs et la jeune femme. Comme tout le monde, je descendais… jouant la carte de l’indifférence, je culpabilisais à l’idée de savoir ce qui pouvait arriver de pire à cette jeune que de recevoir une amende pour fraude.

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