Publicité


Mardi 11 septembre 2007

Il suffisait que j’entre dans cette rue presque déserte en cette belle matinée, il suffisait que je ressasse dans mon esprit, les pensées les plus amères, et qu’au même moment résonna dans mes oreilles le son de Joshua Radin. J’étais juste aspirée dans le tourbillon de mon cœur. Je dialoguais avec mon moi intérieur, je le consolais des souffrances qu’il avait subi, je calmais son ardeur : il voulait juste être un peu plus grand, il voulait juste un peu plus de considération. Il était pris d’une boulimie de volonté, boulimie nourrie de tant de frustrations, il devenait une boule de feu en moi et j’étais de plus en plus en colère. Je levais alors les yeux au ciel comme pour réclamer une divine consolation…. Et mon regard se posa sur le visage de cet homme qui me scrutait de son balcon du haut du troisième étage. Je me suis arrêté nette, comme honteuse d’avoir offert en spectacle mon moi intérieur déchaîné. Lui, ne détourna pas d’un degré l’angle de son regard, il me fixait encore avec ses yeux fatigués de sexagénaire. Seul sa tête dépassait de cette petite porte fenêtre, il était la seule unité vivante visible dans ce bloc de béton. Sur cette vision, je repris mes esprits et je pressais le pas, j’allais arriver en retard au boulot…

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus