Dans Paris, au milieu de la rue de Rennes, il régnait une atmosphère embuée. A la sortie du métro, j'ai été prise dans un tourbillon d'air, de feuilles et de particules toxiques en tout genre. Jamais la tour Montparnasse si proche ne m'est apparue aussi floutée. Paris plongeait dans la brume semblabe à celle des villes bretonnes, et la tour devenait comme un vieux phare au loin. La lumière se faisait de plus en plus douce, et l'air de plus en plus frais. J'aime Paris, j'aime quand elle me berce ainsi dans mes rêves de vagabonde.
C'est enfin l'été sur Paris !
Tout du moins, c'est ce qu'on dit, puisque j'ai eu la chance de ne pas assister au carnage climatique qui s'est abattu sur Paname en juillet-août.
Dire qu'il y a trois semaines à peine, je me lamentais de la canicule du sud algérien et aujourd'hui je me réjoui de voir ce petit soleil qui pointe ses rayons avec toute la force de ses UV. Comment ai je pu oublier l'importance de cette chaleur !
Ce que je trouve très charmant dans le métro parisien, c'est lorsqu'il quitte les sombres tunnels pour voler au-dessus de la Seine.
On a beau prendre la même ligne tous les jours, le spectacle offert à cet instant est toujours réjouissant, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il fasse beau !
La nature a perdu ses droits sur les côtes algeriennes.
Sa chance est d'être plus grandiose que la cupidité de la nature humaine.
En Algérie, les populations se concentrent au Nord délaissant de vastes terres, au profit de l'activité grouillante des grandes villes et de leurs déchets.
Heureusement, s'il y a encore une chose qui m'attache à mon pays, ce sont ces panoramas californiens et le caractère sauvage de la nature qui reprend le dessus...
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